Le projet MagnyÉthique mettra à disposition un appartement individuel complété par des espaces de vie communs pour environ 14 foyers intergénérationnels et interculturels. Le tout dans un esprit d’économie, de partage des espaces et d’écologie.

Capacités

L’esprit de l’habitat participatif à l’écolieu MagnyÉthique est d’offrir à chaque foyer une zone privative permettant de se retirer et d’aspirer à son calme d’une part, mais aussi de nombreux espaces communs favorisant l’esprit collectif. Nous pensons que le partage des espaces et de certains mobiliers et matériels qui vont avec est un acte écologique, allant à l’encontre de la surconsommation des biens immobiliers, mobiliers et matériels. Les bâtiments de l’écolieu offrent un potentiel énorme pour l’habitat participatif, appartements en RDC, aux 1er et 2nd étages. La répartition de quelques appartements va être revue pour améliorer la diversité des offres et ainsi la diversité des foyers (de la personne seule à la famille nombreuse). Ainsi, nous aurons à disposition environ 14 logements entre 35 et 110m² habitables. À cette surface purement privative s’ajoutent les espaces communs : grande salle commune avec bureau associatif, bar et cuisine semi-professionnelle ; buanderie ; chambres d’amis ; bibliothèque et ludothèque, salle de musique ; caves, cellier ; divers ateliers ; sans oublier l’espace permacole commun visant à atteindre une certaine autonomie alimentaire !

La commission aménagements est toujours en train d’étudier la répartition des espaces. Voici l’état des lieux actuel des appartements attribués et des possibilités dans les espaces restants :

T5 T4 T3 T2 Studio
Les appartements réservés à des papillons
  • 95m² (n°10)
  • 103m² (n°15)
  • 85m² (n°16)
  • 60m² (n°1 haut)
  • 70m² (n°2)
  • 60 m² (n°3)
  • 35m² (n°11)
Les appartements réservés à des chenilles ou chrysalides
  • 73m² en duplex (pigeonnier)
  • 51m² (n°13+14)
  • 41 m² (n°12)
Les espaces potentiels (une possibilité peut en exclure d’autres)
  • 100m² (n°7)
  • 110m² (n°8+9 + couloir)
  • 90m² (n°8+9)
  • 80m² (hôtel)
  • 43m² (haut pigeonnier)
  • 44m² (chapelle) ou 54m² (chapelle + cuisine n°1)
  • 60 m² (n°8+9)
  • 45 m² (n°5)
  • 45 m² (n°6)
  • 29m² (studios à côté du n°7)
  • 30m² (n°1 bas)

De nombreuses options sont toujours à l’étude, certains espaces peuvent encore être regroupés, divisés ou finalement avoir une vocation collective. Pour vous aider à vous faire une idée, voici un schéma positionnant approximativement les zones les unes par rapport aux autres (le coin le plus proche étant plein sud) :

Vous souhaitez nous rejoindre ? Patience ! L’effectif actuel du groupe ne nous permet pas encore d’envisager de nouveaux accueils.

Habitants et futurs habitants

Notre groupe a développé un processus d’intégration pour permettre à chaque (futur) membre d’entrer progressivement dans le projet avant un engagement définitif.

Actuellement, le groupe est composé de :

Claire (58 ans)

J’arrive à un moment de ma vie où la maison en RA est devenue trop grande et éloignée de mon emploi actuel de médiatrice culturelle dans la SCOP Ardelaine avec une certaine polyvalence, deux grands enfants.

Vivre dans un lieu où s’entrecroisent des valeurs sur du partage avait déjà interpellé ma façon de m’organiser quand les enfants étaient plus jeunes. Alors pourquoi pas coconstruire aujourd’hui pour les jours et ans à venir, un lieu de vie « humanimé » avec des espaces partagés? « Promacteur »: « consommacteur » autrement.

Katia et Pascal avec Leya, Elinor et Adriel

Notre famille est composée de Katia, Pascal, et de nos trois enfants Leya (2011), Elinor (2013), Adriel (2015).

Nous nous sommes rencontrés dans le cadre d’une association franco-allemande encadrant des rencontres pour jeunes des deux nationalités. Nous y avons appris la gestion du conflit en travail d’équipe binational, et l’importance de la communication comme base du vivre ensemble. Ces principes régissent aujourd’hui encore notre vie de famille. Nous sommes adeptes de l’éducation positive que nous nous efforçons d’appliquer au quotidien, avons pratiqué l’hygiène naturelle infantile, le portage en écharpe et nous essayons depuis plusieurs années et avec toujours plus de réussite au zéro déchet. Lorsque nous voyageons, nous partons avec nos enfants en semi-itinérants ou en wwoofing afin d’être au cœur des cultures à découvrir. Pour nous, la vie est un enseignement et apprendre un moteur!

Depuis que nous avons rejoint le groupe, de nouvelles perspectives s’ouvrent à nous, en lien étroit avec nos convictions et idéaux. Nous avons hâte pour nos enfants et nous-mêmes de pouvoir nous installer dans notre logement définitif et de bénéficier au quotidien des richesses humaines, naturelles, écologiques, créatives et en diverses compétences qu’offrent déjà le projet, son lieu, ses habitants et partenaires. Notre aventure la plus folle (si on exclut MagnyÉthique, bien sûr) a été d’avoir quitté l’Allemagne à vélo pour rejoindre l’écolieu au printemps 2019 : https://transitionride.home.blog

Katia (41 ans)

Passionnée avant tout de nature, j’adore son observation qui éveille tous mes sens (en douceur). J’ai grandi entourée d’animaux domestiques et sauvages sur lesquels j’approfondis sans cesse mes connaissances, me suis formée en 2020 à la botanique, suite logique de mon goût prononcé des « mauvaises herbes » et de mon habitude à confectionner mes propres tisanes contre les petits maux quotidiens ou juste pour le plaisir. Je me passionne pour la permaculture agricole et la permaculture humaine, pour la pédagogie. En tant que prof et maman, j’approfondis ma réflexion et me forme aux pédagogies alternatives. J’aime aussi la musique, les sports en plein-air, les loisirs créatifs, les livres, les voyages, l’interculturel, Et j’adore partager mes connaissances et passions avec d’autres.

Pascal (39 ans)

Je suis né et ai grandi en Allemagne avant de tomber amoureux de la France pendant mes études. J’adore pratiquer le vélo, mais aussi randonner, lire, observer le ciel et les étoiles, jouer de la flûte. J’aime mon travail d’ingénieur mais souhaiterais lui donner plus de sens, par exemple en créant un lieu de partage autour des sciences – et du vélo ! Les contacts humains me motivent énormément. Je me suis formé en Chartreuse à la fabrication du pain au levain dans laquelle je commence à plutôt bien me défendre et ai ensuite appris à connaitre et travailler les céréales de variétés anciennes, en m’inspirant de la slowfood !

Fanny et Guillaume avec Alice et Léonard

Nous sommes un couple avec deux enfants : Alice (2013) et Léonard (2015). Proche des idées de la décroissance, nous essayons de limiter notre impact environnemental.

Depuis 2012 nous avons participé à plusieurs projets pour créer ou rejoindre des habitats groupés urbains car nous étions intéressés par les aspects convivialité, ouverture sur l’extérieur et mutualisation de certains espaces. Vers la fin de la décennie notre projet a évolué et nous avons cherché un projet plus au vert avec suffisamment d’espace pour pouvoir gagner en autonomie et en consommation locale (atelier bois, permaculture…)

Depuis août 2019 nous habitons dans la partie « hôtel » du château et sommes très impatients de pouvoir déménager dans notre appartement définitif dans le coin sud !

Guillaume (41 ans)

Ingénieur en informatique, je me pose chaque jour plus de questions sur l’avenir et sur mon rôle dans la société. Je ressens le besoin de faire mieux cadrer mes activités professionnelles avec les valeurs que j’ai développées, notamment de sobriété et de recherche du bien commun.

J’aimerais participer à une société à plus petite échelle, fondée sur l’entraide et la bienveillance, et développer davantage d’autonomie alimentaire et énergétique en se basant autant que possible sur les principes du low-tech (si j’osais résumer : simple, réparable, sobre). Je souhaite partager ma vie entre bon temps, activités militantes, et travail rémunéré, en essayant de faire converger les trois autant que possible !

J’aime chanter, me déplacer à vélo, travailler le bois, réparer des objets, fabriquer des choses ou des bons plats, bien manger… et malgré tout l’informatique (à chacun ses contradictions).

Fanny (37 ans)

Ingénieure en informatique depuis 10 ans, je ressens le besoin de vivre dans un environnement moins technologique, plus proche de la nature. J’ai envie d’apprendre à faire un maximum de choses par moi-même, en particulier en ce qui concerne l’alimentation.

J’aimerais un lieu intergénérationnel où mes enfants auraient des camarades de jeux et des adultes de tout âge qui leur apprendraient des valeurs plus humaines que celles véhiculées par la société de consommation actuelle.

Sinon en vrac : j’aime rencontrer des gens, faire des jeux de sociétés, cuisiner, fabriquer des choses et collectionner des boucles d’oreilles!

Caroline et Bastien avec Louise et Arthur

Nous sommes un couple avec 2 enfants Louise (2012) et Arthur (2014) qui viennent de Villeurbanne (69). Nous nous sommes rencontrés il y a 17 ans lors de nos études.

Nous partageons des valeurs autour de l’écologie, du lien social et faisons de notre mieux pour éduquer nos enfants avec une parentalité positive. Nous avons participé en famille à un jardin participatif pendant 2 ans ce qui a apporté à toute la famille une meilleure conscience des efforts à faire pour produire ce que nous mangeons.

Nous avons découvert le principe de l’habitat participatif en 2014 et depuis cela nous est apparu comme évident qu’il s’agirait de notre futur mode d’habitat. Nous avons participé à la bourse de l’habitat participatif au mois de décembre 2018 où nous avons rencontré des membres du groupe MagnyÉthique et nous y avons découvert le projet dans son ensemble. Nous avons ensuite rapidement intégré le groupe en janvier 2019 pour décider définitivement de venir habiter au château de Magny dès cet été.

Nous croyons vraiment que l’habitat participatif est une réponse à plusieurs problématiques actuelles : écologique, « un village pour élever des enfants », entraide, mutualisation des espaces, permaculture…

Caroline (38 ans)

Ingénieur en maintenance ferroviaire et reconvertie à la menuiserie depuis 2017, je fais ces deux métiers en parallèle.

Il y a un an, je disais que je n’étais pas prête à habiter à la campagne, en tout cas pas à plus de 30 min de Lyon mais le projet de Magny est passé par là et me voilà prête et enthousiaste d’y déménager. J’ai vraiment besoin de me sentir plus en lien avec la nature et avec les autres.

Le projet MagnyÉthique a été un véritable coup de cœur pour moi : les personnes qui le composent, l’accueil que nous y avons reçu (notre marraine, les autres membres du groupe) et également la gouvernance qui y est vraiment très bien construite et en même temps évolutive en fonction de ce qui se passe au sein du groupe et de son évolution.

J’aime participer à des projets avec des groupes (cela tombe bien ;-)), apprendre de nouvelles choses, travailler le bois, animer des ateliers de découverte pour tous les âges et j’espère pouvoir bientôt proposer tout ça au sein de MagnyÉthique.

Bastien (38 ans)

J’ai toujours eu une forte sensibilité sur les questions d’écologie qui s’est renforcée dernièrement avec beaucoup de lecture autour de l’effondrement, du low-tech, de la décroissance. La rencontre avec MagnyÉthique s’est parfaitement inscrite dans cette dynamique. Ce projet représente pour moi une mise en pratique ambitieuse de ces principes, rendue possible (même si ce sera difficile) par la force du collectif.

J’ai une formation d’ingénieur informatique et je suis actuellement directeur d’une école informatique en alternance qui m’a apporté une approche humaine de la formation. Je pense que l’informatique doit être au service de l’homme (et non l’inverse…) et apporter du positif, faciliter les usages, tout en ayant une approche « low-tech » du juste usage. Je compte profiter de notre changement de projet de vie pour revoir ma vie professionnelle et amener mes compétences au service d’entreprises ou de collectivités locales.

J’aime : m’amuser, faire des LEGOs avec mes enfants, chercher des solutions à des problèmes complexes, déguster (et peut-être brasser) des bonnes bières, faire du sport (du basket au golf en passant par des travaux/déménagement/jardinage), jouer à des jeux de société, partager un bon repas…

Bruno (49 ans)

Artiste jongleur, comédien, musicien, et autres (!), j’ai découvert dans ce cadre professionnel les joies et les défis du « faire ensemble » : création de spectacles, collectif autogéré, vie en compagnie, organisation de festivals… Différentes rencontres dans ces sphères alternatives m’ont sensibilisé de longue date aux luttes écologiques et aux dominations systémiques ; par ailleurs je suis passionné par la question des médias (notamment avec l’association Acrimed), de la propagande et de la « fabrique du consentement ».

J’ai découvert la Communication NonViolente en 2016 et j’y ai trouvé un outil extraordinaire de déconditionnement, de compréhension tant de moi-même que des relations interpersonnelles. Depuis, je m’y forme assidûment, et je prolonge ce parcours par la gouvernance partagée et les systèmes restauratifs de Dominic Barter. Aujourd’hui, tout en continuant mes activités artistiques je cherche à mettre ces outils au service d’autres projets de création : je commence à accompagner des équipes dans le but de prévenir les conflits et transformer les tensions.

Je vois dans MagnyÉthique un magnifique espace d’expérimentation et de co-apprentissage, qui rejoint mon rêve d’un lieu ouvert et inspirant, lieu d’accueil, de formation et de croisements, de culture dans tous les sens du terme.

www.blabouret.eu (site artistique, pas vraiment à jour)

www.conflit-constructif.fr (tout neuf !)

Agnès (59 ans)

Une enfance à la ferme, la sobriété de fait et la convivialité au quotidien. L’échange de services, de compétences, la solidarité et la différence accueillie en richesse comme valeurs reçues, vécues.

Une fille de 28 ans à Londres et un fils de 30 ans à Zurich.

Pas de diplômes, des emplois dans l’éducation populaire, animation de rue, quelques détours avant un job de bibliothécaire où tout était à construire pour un public pluriculturel.

Séparée / divorcée depuis 6 ans… alors en voyages (échanges de compétences, vie chez l’habitant), petits boulots et wwoofing agricoles, forums d’habitats participatifs… en quête de vivre autrement, avec d’Autres. Reprise en mars 2019 d’un emploi de fonctionnaire en médiathèque, comme dans un bocal cernée de WIFI, de hiérarchie (du grec sacré et divin !!), de déshumanisation et consumérisme programmés. Rencontre des MagnyÉthiques la deuxième quinzaine de juillet 2019 et l’envie de les rejoindre dans cette aventure humaine et éthique.

Manon et Mathieu

Nous étions Lyonnais pendant plusieurs années, dans le joli quartier de la Croix Rousse. Aujourd’hui, nous avons pris notre envol vers la campagne Beaujolaise…

Dès le début de notre rencontre, l’habitat partagé s’est révélé être une envie commune. Après avoir visité quelques lieux inspirants, nous avons découvert avec enthousiasme, fin 2018, le projet MagnyÉthique. Ce projet réunit à la fois nos besoins d’investir un lieu de vie proche de la nature et de rejoindre une dynamique de partage, d’intelligence collective, de créativité, au service du vivant.

Manon (35 ans)

J’ai toujours été passionnée par l’humain. J’ai étudié l’Anthropologie et la Sociologie, m’intéressant en particulier à la question des conditions de vie de populations nomades dans différents lieux en France : manouches, tsiganes, gitans, roms…

Puis je suis devenue assistante sociale pendant une dizaine d’années : plus que la recherche universitaire, l’envie de soutenir concrétement les personnes à accéder à leurs droits était mon moteur. Ayant besoin d’ouvrir mes horizons et de sortir des « sentiers battus » je suis devenue facilitatrice dans une école démocratique. Cette expérience m’a permis de remettre en question mes croyances, en particulier concernant l’éducation et de vivre pour la première fois au quotidien la gouvernance partagée avec des jeunes de tous les âges.

Enrichie par ces différentes expériences, je suis en pleine construction d’un nouveau projet professionnel à l’heure actuelle qui me permette d’être créative, soutenante et authentique dans ma relation au vivant. Le souhait de rejoindre le groupe MagnyÉthique a beaucoup de sens pour moi, en particulier dans cet objectif de prendre soin des relations et de soi. J’ai très vite senti pouvoir m’épanouir dans ce projet où une large place est faite au développement de la qualité d’écoute, la confiance et tolérance, envers nous-même et les autres.

Mathieu (35 ans)

« Croire en ses rêves » a toujours été un leitmotiv pour moi : « Si les autres y arrivent pourquoi pas moi ? ». Voilà ce que je me disais à l’âge de 10 ans après avoir redoublé mon année de CE1. C’est dans ces années là que l’on commence déjà à vouloir mettre les enfants dans des cases, ou du moins mettre une certaine pression avec cette fameuse question : « Qu’est-ce que tu veux faire comme métier plus tard ? ». Question à laquelle je répondais : « Je veux faire de la Bande Dessinée ! » Je vois encore d’ici les sourires un peu compatissants de mes professeurs. Qu’à cela ne tienne, l’intention était posée.

Une bonne vingtaine d’années plus tard on peut dire que mon objectif a été tenu avec une dizaine de participation sur différents ouvrages aussi bien en illustration qu’en BD. J’ai pu également m’épanouir dans l’enseignement du dessin et de l’art séquentiel aussi bien en école d’art que dans les MJC ou encore lors de multiples interventions scolaires. Sur mon chemin professionnel, j’ai également rencontré le spectacle vivant, avec du dessin en direct sur scène, avec « l’Ardoise Magique© » ou encore La « Battle BD© ». La vie nous réserve de belles surprises lorsqu’on se laisse guider par son intuition.

C’est par ailleurs la bande dessiné qui m’a guidée sur les sentiers de l’habitat partagé en 2013 avec l’album « Joanne Lebster – Le début d’un nouveau monde » (éds RJTP). Celui-ci m’a laissé entrevoir un monde avec plus de partages, où la coopération remplace la compétition, un monde où ralentir ne rime pas avec régression, mais plutôt avec bien-être et équilibre. Une nouvelle intention était posée « vivre autrement ». Aujourd’hui un nouveau chapitre s’écrit sur l’éco-lieu MagnyÉthique.

Corinne (55 ans)

Fille d’agriculteur, ayant passé mon enfance et adolescence entre la ferme et le pensionnat, j’ai souvent imaginé, « quand je serai grande », vivre dans une grande maison avec un grand jardin et beaucoup de monde, famille, ami.e.s, gens de passage… Un lieu plein de vie et d’effervescence ! C’est à un peu plus de 50 ans que, sur mon parcours de vie j’ai trouvé ce lieu : un cours de Qi Gong, une retraite organisée par la professeure de Qi, une rencontre avec une habitante de Magny et j’ai mis un, puis deux pieds, puis toute ma personne dans le projet MagnyÉthique. Deux ans plus tard, j’emménageais.

Depuis quelques temps, je sentais que le « comment j’allais vivre le reste de ma vie » deviendrait essentiel pour mon épanouissement personnel et pour être en harmonie avec mes valeurs. Maman de deux grands enfants - Julie, 25 ans à l’époque, en fin d’étude, jeune globe trotter en projet de voyage de l’autre côté de l’Atlantique, Charlie, 17 ans, encore au lycée mais proche de quitter le foyer - sensible aux questions de l’écologie et soucieuse d’adopter un mode de vie plus solidaire et respectueux de l’environnement, il était incohérent pour moi de continuer à vivre seule dans un appartement de 100 m2 et de surcroit, sans espace extérieur pour planter quelques légumes.

J’aime à penser que nos pensées, nos intentions, lorsque le moment est venu, lorsqu’elles arrivent à maturité, nous mènent vers les « bonnes » rencontres, dans le sens de « justes rencontres ». A nous de saisir les opportunités et d’y mettre l’énergie nécessaire pour réaliser nos rêves : la grande maison avec un jardin s’est transformée en un grand château avec 8 hectares de terrain et pré, et beaucoup de monde : des familles avec et sans enfants, des volontaires, jeunes et moins jeunes, des gens de passage en quête de mieux être et de vivre autrement, des artistes … une belle faune humaine qui s’enrichit les uns les autres. La permaculture en pratique !

Profession : animatrice socioculturelle, ludothécaire, j’ai travaillé longtemps dans des structures d’accueil et de loisirs pour les enfants, puis à mon compte et en itinérance, comme ludothécaire, proposant des temps de jeu à un public âgé de quelques mois à 99 ans, avec comme principale motivation de favoriser les rencontres, les échanges et la convivialité entre joueurs et non joueurs, entre petits et grands, en famille ou avec des inconnu.e.s.

Mon dernier emploi dans un foyer d’hébergement d’urgence pour mères isolées avec jeunes enfants, en plus de la richesse de l’expérience et des rencontres avec ces mamans animées d’une force de vie (et de survie), me conforte encore davantage dans la nécessité et l’urgence de sortir d’un mode de vie ultra-consommateur-individualiste et de développer à notre échelle et dans le monde des éco- lieux, des lieux de vie où l’humain et son environnement animal, végétal soient au cœur des préoccupations.

Anne avec (Matéa et) Léo

Nous habitons la région du beaujolais vert depuis 2004, les enfants ont grandi ici. Nous sommes sensibles à l’environnement et aux petits gestes que nous pouvons effectuer à notre mesure pour répondre au respect du vivant.

Anne

Depuis quelques années, je me questionne sur les justes relations entre humains, mais aussi envers la vie par toutes ses formes et consciences.

L’art de vivre que j’essaie de mettre en œuvre au quotidien m’amène à repenser ma manière de consommer, d’habiter, de partager.

Je suis maman de deux merveilleux Êtres qui m’incitent à améliorer chaque pas que je fais. Je suis par nature curieuse et sensible aux domaines de la pédagogie, l’éducation, la santé, les énergies. J’apprécie les balades en nature, prendre le temps de respirer, écouter la musique et aussi le silence, animer des ateliers (peinture, danses, méditation, tai-chi, mandala, …)

Coté professionnel, j’accompagne les enfants à grandir au sein d’une structure collective dont le travail en équipe est essentiel. La richesse d’interaction demande cependant un effort d’ajustement relationnel quotidien.

Vivre sur un écolieu en habitat partagé est de plus en plus en résonance avec les valeurs que je perçois être une évidence, tant humainement que matériellement. Se vivre comme étant en interdépendance les uns en rapport avec les autres. Et aussi tous, en rapport avec le monde.

Je me réjouis de rejoindre le projet MagnyÉthique, de grandir, créer, et avancer ensemble.

Léo (20 ans)

Se passionne depuis plusieurs années pour l’acrobatie (tissu aérien), monocycle, boule, rola-bola,… la jongle et la prestidigitation (magie) !

Cette année il découvre le domaine de l’animation, en contrat d’apprentissage dans une maison d’enfants. Il aime lire, jouer (jeux vidéo, jeux de société, activités culturelle et d’expression, activités sportives), découvrir, faire des expériences; il suit les découvertes en astronomie, sciences…

Nathalie et François avec un enfant

Bio à venir : trois chenilles prennent des forces avant de peut-être fabriquer de solides cocons ! ;-)

Cédric (47 ans)

Bio à venir : une chenille prend des forces avant de peut-être fabriquer un solide cocon ! ;-)

Sarah et Stéphane avec 3 enfants

Bio à venir : une famille de chenilles prend des forces avant de peut-être fabriquer de solides cocons ! ;-)